RECOUVERSION DU SITE MILITAIRE DE L’ECOLE D’APPLICATION D’INFANTERIE DE MONTPELLIER

Lieu : Ville de Montpellier (34)
Maître d’ouvrage : Ville de Montpellier
Surface: 38 Hectares

Mission : Concours janvier 2010
Equipe :

Alexandre SENAC Architecte mandataire
Frédéric DEHAZE Architecte associé

Anne-James CHATON Artiste

 

Le site militaire de l'école d'application de l'infanterie représente une superficie de 38 ha se composant d'une caserne au riche patrimoine militaire et d'un parc de plus de 26 ha, à proximité immédiate du cœur de ville. Notre projet puise ses ressources au gré de propositions apportées par des époques et des peuples différents. Aussi, aux préoccupations contemporaines exprimées en termes de mixité des populations, de densification de l’habitat, de circulations douces, de développement durable, il s’agit de répondre par une approche polysémique n’hésitant pas à mêler, à enchevêtrer, à entrelacer le privé et le publique, l‘individuel et le collectif, le civil et le militaire, le vert et le gris.

 AVANT TRAVAUX  

Le site s’anime de ces multiples temporalités entrelacées. Les zones d’habitat, réseau dense traité à partir du schéma de la “Casbah”, relient par de nombreux canaux les quartiers alentours aux articulations et espaces publics. Traité en r+1, cet espace, implanté aux nombreux points de contacts avec la ville, offre autant de pénétrations douces sur le site. L’axe événementiel au tracé linéaire, sorte de “Ramblas” à la Montpelliéraine sur laquelle s’installent les grands équipements publics, produit un effet d’accélération sur les venelles ; la vitesse, particularité des société contemporaines, fonctionne tel un embrayeur d’intentions qui conduit l’habitant à la place d’arme, dans la cité Hippocrate, sur le terrain de sport, dans les bois, sur l’eau et au delà dans la ville toute entière. La place d’arme, lointaine évocation de l’agora grecque, suscite une impression de ralentit.

Le traitement de la place d’arme incarne la réconciliation des communautés et des urbanités. Longtemps dédiée aux moments symboliques et collectifs de la vie militaire, sa reconversion en espace publique ouvert sur les autres temporalités du site et sur la ville alentours témoigne de la volonté d’enrichir un dialogue entre les récits anciens, les préoccupations présentes et les décisions futures.